Au pied de l’arbre

Par : Denise

Juin 14

Catégorie: Fleurs, Parcs, Printemps, Villes

9 Commentaires

Genève, Parc La Grange, juin 2014

 

Le poète s’en va dans les champs

 
Le poète s’en va dans les champs ; il admire,
Il adore ; il écoute en lui-même une lyre ;
Et le voyant venir, les fleurs, toutes les fleurs,
Celles qui des rubis font pâlir les couleurs,
Celles qui des paons même éclipseraient les queues,
Les petites fleurs d’or, les petites fleurs bleues,
Prennent, pour l’accueillir agitant leurs bouquets,
De petits airs penchés ou de grands airs coquets,
Et, familièrement, car cela sied aux belles :
– Tiens ! c’est notre amoureux qui passe ! disent-elles.
Et, pleins de jour et d’ombre et de confuses voix,
Les grands arbres profonds qui vivent dans les bois,
Tous ces vieillards, les ifs, les tilleuls, les érables,
Les saules tout ridés, les chênes vénérables,
L’orme au branchage noir, de mousse appesanti,
Comme les ulémas quand paraît le muphti,
Lui font de grands saluts et courbent jusqu’à terre
Leurs têtes de feuillée et leurs barbes de lierre,
Contemplent de son front la sereine lueur,
Et murmurent tout bas : C’est lui ! c’est le rêveur !

 
Victor Hugo

 

 

 

9 commentaires sur “Au pied de l’arbre”

  1. Que c’est beau, photo et poème, c’est magnifique! Cet arbre doit être très heureux avec toutes ces fleurs à son pied… Un gros merci ma belle Denise pour ce merveilleux partage! Bise et bon samedi dans la joie et la tendresse!

  2. Incessamment et sous peu, nous serons à l’ombre de mon cerisier, sirotant une sangria et partageant joie et amitié. Mais en attendant, je « presse » lentement pour préparer cette soirée. Dommage que vous ne soyez pas là, tous, Maria-lina comprise.:)

  3. je te fais de gros bisous depuis le sud, au bord de la Méditerranée … les arbres ici sont magnifiques !
    Gros bisous ensoleillés.

  4. J’accompagne Victor le poéte dans les champs également ! on y est bien sous le soleil
    Beau week end Denise

  5. Splendeur des champs !!

  6. Merci pour la découverte du poème et de ces fleurs d’or qui égaient le pied de l’arbre.

  7. Un ballet de fleurs d’or à ses pieds, l’arbre serein le contemple immobile, profitant de chaque instant et avec délice de cette merveilleuse saison… 🙂


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