Habillés de mousse

Par : Denise

Mar 2

Catégorie: Campagne, Hiver, Villes

13 Commentaires

Genève, Près de la rivière l’Aire, février 2014

 

            La mousse

La mousse aime le caillou dur,
La tour que la foudre électrise,
Le tronc noueux comme un fémur
Et le roc qui se gargarise
Au torrent du ravin obscur.

Elle est noire sur le vieux mur,
Aux rameaux du chêne elle est grise,
Et verte au bord du ruisseau pur,

             La mousse.

Le matin, au temps du blé mûr,
Ce joli végétal qui frise
Souffle un parfum terreux qui grise ;
Il boit les larmes de l’azur,
Et le papillon vibre sur

La mousse.

Maurice Rollinat

13 commentaires sur “Habillés de mousse”

  1. Belle photo !
    Alexandre Dumas disait paraît-il :  » Il vaut mieux mousse que terre  »
    Bisous

  2. « Si vous cherchez la source du fleuve, vous la trouverez dans les gouttes d’eau sur la mousse » (Proverbe japonais)
    Bonne journée Denise.
    Den

  3. le Poesie che scegli sono sempre molto belle, mi fai conoscere nuovi autori, grazie, grazie anche della bella immagine molto originale
    passa una buona domenica nella bella Ginevra

  4. Lieben Sonntagsgruß von mir und alles liebe Gislinde

  5. Superbe poème et jolie photo Denise! J’adore la mousse…
    Bon dimanche, besos

  6. Superbe ta photo et si bien accompagnée!!! Merci ma douce Denise pour ce beau partage! Bisous tout doux et bon dimanche dans la joie et la tendresse!

  7. Jolie composition qui mousse,bonne fin de journée Denise.

  8. Une photo que j’aime tout particulièrement ! C’est celle d’un oeil averti qui sait capter la beauté toute simple au ras du sol !
    Et en bonne compagnie de l’ami poète ! Bisous du soir ! 🙂

  9. Les marques du temps qui passe, un tour, deux tours, toujours.

    « Ta chute laboura, comme un coup de tonnerre,
    Un arpent tout entier sur le sol paternel ;
    Et quand son sein meurtri reçut ton corps, la terre
    Eut un rugissement terrible et solennel :

    Car Cybèle t’aimait, toi l’aîné de ses chênes,
    Comme un premier enfant que sa mère a nourri ;
    Du plus pur de sa sève elle abreuvait tes veines,
    Et son front se levait pour te faire un abri.

    Elle entoura tes pieds d’un long tapis de mousse,
    Où toujours en avril elle faisait germer
    Pervenche et violette à l’odeur fraîche et douce,
    Pour qu’on choisît ton ombre et qu’on y vînt aimer.  »

    Victor de Laprade

  10. Serait ce ce qu’on appelle être habillé pour l’hiver ? 😉

  11. Coup de coeur, très poétique cette capture !

  12. Coucou Denise 🙂
    Vieux bois et mousse pour une image pleine de poésie !…


Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s